Les investisseurs n’ont d’yeux que pour elle, la direction de France Travail ne jure que par elle : l’Intelligence Artificielle. On nous promet une transformation de l’humanité et une modernisation de nos métiers.
Mais qui l’a demandée ?
Derrière les discours managériaux lénifiants se cache une réalité brutale. Face à ce « Moloch numérique », la résistance s’organise partout dans le monde. Des États-Unis à l’Europe, la colère monte contre une technologie qui exige le sacrifice de nos emplois, de notre vie privée et du climat.
Le « back-office » et les agents en première ligne : nous ne serons pas sacrifiés !
Le séisme de l’IA s’attaque désormais de plein fouet aux cadres, aux professions intellectuelles, mais surtout aux cohortes d’invisibles.
À France Travail, nos fonctions administratives, de gestion, de traitement et de back-office — des métiers occupés en grande majorité par des femmes et les classes moyennes — sont directement menacées par cette nouvelle vague de numérisation sauvage.
Notre position
Nous ne sommes pas opposés par dogmatisme à l’IA. Cependant, lorsque celle-ci est associée à un gain d’efficience visant, in fine, à supprimer des postes, là nous y sommes farouchement opposés.
Le contexte
C’est précisément le cas à France Travail, qui se situe dans l’œil du cyclone du gouvernement en matière notamment de destruction des services publics.
Leur objectif ? Remplacer l’humain par des algorithmes pour économiser les budgets et les effectifs.
Notre réalité ? Une perte de sens total de nos missions, une déshumanisation du service public et la destruction programmée de nos emplois et métiers.
Ils s’enrichissent, nous trinquons
Pendant que les économistes libéraux prophétisent un avenir radieux, les experts sont formels : l’IA va creuser de manière abyssale l’écart entre les revenus du capital et ceux du travail. Les infrastructures pharaoniques nécessaires à l’IA (comme les data centers qui détruisent nos ressources) engloutissent les budgets au détriment des services publics essentiels et de nos salaires.
Pire encore, les décisions cruciales pour nos vies et notre sécurité sont laissées entre les mains de dirigeants de la Silicon Valley non élus, hors de tout contrôle démocratique. Nous refusons de dépendre de la « retenue morale » des patrons de la Tech !
La résistance est possible : reprenons le contrôle !
Partout, les citoyens et les travailleurs relèvent la tête. Rien qu’aux États-Unis, des centaines de projets de data centers sont bloqués par la population. Des municipalités votent des interdictions permanentes à plus de 86 %. Les travailleurs découvrent la puissance de l’action collective !
À France Travail, nous ne regarderons pas ailleurs. Nous n’accepterons pas le « grand remplacement » de notre expertise et de notre dévouement par des machines destructrices d’emplois.
La Cgt-FO France Travail revendique :
- L’humain d’abord : l’arrêt immédiat de l’automatisation à outrance de nos métiers supports, d’appui et d’accompagnement lorsqu’elle sert de prétexte à des réductions d’effectifs.
- Le contrôle syndical strict sur l’introduction de tout outil algorithmique ou d’IA au sein de l’institution.
- La défense de nos emplois et de nos qualifications : pas une suppression de poste, pas une déqualification au nom de la « modernisation » technique.
- L’investissement dans les salaires et les conditions de travail, plutôt que dans des infrastructures numériques climaticides et privées.
Ne laissons pas les algorithmes dicter notre avenir ! Rejoignez la Cgt-FO France Travail pour organiser la résistance face aux machines et défendre le service public de l’emploi humain !
Pour nous contacter, nous rejoindre ou vous syndiquer : syndicat.cgt-fo@francetravail.fr

