La cgt-FO en 13 dates clés
Dès la fin du 19 ème siècle, avant même la création de la CGT puis de la CGT-Force Ouvrière, la Fédération Nationale des Employés entend unifier les salariés pour contribuer à leur émancipation. Cette Fédération existe toujours, c’est tout simplement notre fédération actuelle : la FEC FO (Fédération des employés et cadres FO) dont le changement de nom intervient après la Libération (mars 1946).
C’est à Limoges qu’est constituée en Congrès la Confédération Générale du Travail en regroupant notamment sous sa bannière la fédération du livre et celle des cheminots, avant que ne s’y rallient par la suite les mineurs et d’autres branches majeures du monde ouvrier.
Lors du 9 ème congrès de la CGT qui se déroule à Amiens, la charte dite d’Amiens pose pour principe fondamental de la défense des revendications immédiates et quotidiennes du mouvement ouvrier doit s’effectuer en toute indépendance vis-à-vis des partis politiques et de l’État. C’est la raison pour laquelle notre organisation syndicale ne donne jamais aucune consigne de vote aux élections, contrairement à d’autres qui ne s’inscrivent pas ou plus dans cette logique d’indépendance.
Face à l’emprise croissante du Parti communiste sur la CGT, des militants refusent la subordination du syndicalisme à la politique. Menés par Léon Jouhaux, futur Prix Nobel de la Paix, ils claquent la porte et fondent la CGT-FO. Un acte fondateur pour un syndicalisme libre, pluraliste et indépendant.
La CGT-FO joue un rôle historique et déterminant dans les négociations qui donnent naissance au Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG), l’ancêtre du SMIC.
C’est le début d’une protection salariale plancher pour tous les travailleurs de France.
Protéger les salariés contre les aléas de la vie : la CGT-FO est au cœur des négociations avec le patronat pour créer le système d’assurance chômage. La CGT-FO impose sa vision : une protection sociale solidaire, gérée à parité par les syndicats et les employeurs, sans ingérence de l’État. A noter que la CGT refuse de participer aux négociations et que la CFDT n’existe pas encore…
En pleine crise historique, la CGT-FO s’impose comme un acteur incontournable du dialogue social. Le syndicat obtient des avancées majeures : hausse historique du SMIC et reconnaissance officielle de la section syndicale au sein des entreprises. Le réformisme de combat prouve son efficacité.
La liberté syndicale ne s’arrête pas aux portes du secteur privé. Après une mobilisation intense, le droit de grève est enfin reconnu pour les fonctionnaires. La CGT-FO porte haut cette victoire pour le statut et les droits des agents publics.
La CGT-FO prend la tête d’un mouvement de grèves massives qui paralyse le pays. Objectif : faire barrage à la réforme de la Sécurité sociale et des retraites du gouvernement Juppé. Résultat : le gouvernement recule et retire une partie cruciale de son projet. Une victoire nette du rapport de force.
Face au report de l’âge légal de départ à la retraite, la CGT-FO refuse la stratégie de l’eau tiède et du « syndicalisme rassemblé ». Fidèle à sa ligne d'indépendance, la CGT-FO refuse tout compromis sur l’âge de départ, organise ses propres mobilisations et maintient une position claire et intransigeante.
La CGT-FO se dresse contre l’assouplissement du Code du travail qui donne les pleins pouvoirs aux entreprises au détriment des salariés. Malgré des mois de grèves et de manifestations massives, le gouvernement passe en force, mais la CGT-FO ancre sa position de rempart contre la régression sociale.
La CGT-FO s’oppose frontalement au projet de système universel de retraite par points; qui s’apparente à une loterie sociale. Dès le 5 décembre 2019, la CGT-FO lance une grève reconductible historique, notamment dans les transports et la fonction publique, forçant le gouvernement à suspendre puis abandonner sa réforme.
Aux côtés des travailleurs, la CGT-FO mène une contestation d’une ampleur inédite contre le recul de l’âge légal à 64 ans. Face au mépris démocratique du gouvernement et à l’utilisation du 49.3, la CGT-FO ne désarme pas, maintient la pression et poursuit le combat sur tous les fronts, y compris juridiques.
Nos figures inspirantes : des dirigeants de combat
Léon Jouhaux
L’incarnation de l’indépendance (PrixNobel de la Paix 1951)
Secrétaire général historique et fondateur de la Cgt-FO, Léon Jouhaux a dédié sa vie au dialogue social libéré de tout dogmatisme. Son refus absolu de voir le syndicalisme devenir la courroie de transmission d’un parti politique reste notre boussole. Son héritage ? La liberté syndicale totale.
Marc Blondel
Le syndicalisme de masse et de combat
(Secrétaire Général de 1989 à 2004)
Marc Blondel a forgé l’identité moderne de la CGT-FO. Voix puissante et tranchante, il a mené les plus grands affrontements contre les réformes régressives des retraites et de la Sécu. Pour lui, la CGT-FO devait être un syndicat de terrain, combatif et accessible à tous les travailleurs.












