Écarts salariaux et syndicats exclus : FO monte au créneau
Le jeudi 2 juillet 2026 s’est tenue une nouvelle séance de négociation sur l’Égalité Professionnelle. Si la pugnacité de votre délégation FO a permis d’arracher une belle victoire, le compte n’y est toujours pas sur des sujets essentiels comme les salaires, la parentalité ou les droits des agents publics.
À deux semaines de la séance de clôture du 16 juillet, la direction doit cesser de se retrancher derrière des prétextes juridiques ou financiers.
L’égalité ne se négocie pas au rabais !
Une victoire syndicale majeure arrachée !
Ce que la Cgt-FO a obtenu
- Pathologies chroniques liées au cycle menstruel : nous avons gagné ! Plus besoin de parcours du combattant administratif. Un simple certificat médical (généraliste ou spécialiste) combiné à une attestation sur l’honneur suffit désormais pour bénéficier de 12 jours d’absence par an (dans la limite de 2 jours par mois, sécables en demi-journées). Un modèle d’attestation sera fourni par la Direction. C’est une avancée concrète pour la santé des agentes !
- Transition de genre : les autorisations d’absence rémunérées passent à 5 jours par an pour faciliter les démarches.
Les blocages inacceptables de la direction
Agents de droit public : stop à l’accord « inégalitaire » !
La direction refuse d’octroyer des jours d’aménagement du temps de travail aux agents publics sous prétexte des « 1 607 heures annuelles ». C’est faux ! Des dérogations existent déjà (heure de grossesse dès le 3ème mois, sorties anticipées les veilles de fêtes). Pourquoi ce deux poids, deux mesures ? FO exige l’égalité pour tous les statuts !
Congé supplémentaire de naissance : les familles monoparentales sacrifiées ?
Suite aux décrets du 31 mai 2026, la direction refuse de compenser la perte de salaire liée aux IJSS (70 % le 1er mois, 60 % le 2nd). Sans coup de pouce de l’employeur, ce droit restera inapplicable pour celles et ceux qui en ont le plus besoin. FO revendique une prise en charge à 100 % pour les familles monoparentales et 80 % pour les autres !
Écarts salariaux : l’opacité érigée en système
L’article 5.2 maintient des « critères professionnels » flous pour justifier les inégalités de salaires entre les genres. FO exige la suppression pure et simple de cette clause arbitraire ! Un écart constaté doit être résorbé, point barre.
Pas d’enveloppe dédiée : FO a proposé une enveloppe transitoire transparente de 0,2 % sur deux ans pour résorber les écarts, en attendant l’application de la directive européenne sur la transparence salariale. La direction a dit non. Circulez, il n’y a rien à voir ?!
Démocratie sociale : la direction choisit ses partenaires
La direction s’obstine à vouloir exclure les syndicats non-signataires de la commission de suivi, allant jusqu’à évoquer un « dédommagement » pour les signataires. FO défend le pluralisme syndical et exige une transparence totale. Le suivi de l’égalité concerne tout le monde !
Prochaine et dernière étape : le 16 juillet 2026
Grâce à notre pression, la direction a enfin accepté de remplacer les formules vagues du type « s’engage à » par des engagements plus formels et juridiquement contraignants dans le texte.
Mais le compte n’y est pas. Lors de l’ultime séance de relecture le 16 juillet prochain, la délégation FO ne lâchera rien. L’égalité professionnelle doit être une réalité pour l’ensemble des agents de France Travail, quel que soit leur statut, leur genre ou leur situation familiale.
Restons mobilisés et informés. Ensemble, imposons une véritable égalité !
La délégation Cgt-FO France Travail : Nathalie Benaïm, Katia Obiang, Sébastien Socias, Xavier Urbain.
Rejoignez le combat, syndiquez-vous à la Cgt-FO — l’égalité professionnelle se gagne collectivement.
Contact : syndicat.cgt-fo@francetravail.fr

