Égalité professionnelle : FO réclame « des actes, pas des promesses »
La troisième séance de négociation sur l’égalité professionnelle à France Travail s’est tenue le 6 mai dernier. Alors que l’accord actuel arrive à échéance le 30 juin, la CGT-FO affirme ne pas vouloir signer « un chèque en blanc » et réclame des mesures concrètes pour réduire les inégalités.
Parmi les principaux sujets abordés figure la question des écarts de rémunération. Si la direction évoque la création d’un budget destiné à corriger certaines inégalités salariales, FO estime que les critères restent encore trop flous. Le syndicat demande notamment une enveloppe transparente permettant de corriger l’ensemble des écarts constatés, sans interprétation patronale.
FO réclame également une augmentation des quotas de promotion pour les agents publics afin de lutter contre le plafond de verre. Le syndicat souhaite aussi mieux sécuriser les retours de congés longs — maternité, parental ou maladie — grâce à un double entretien systématique avec le management et les ressources humaines.
Autre point majeur des discussions : les violences sexistes et sexuelles. FO demande des sanctions exemplaires contre les agresseurs, un meilleur partage des informations entre référents CSE et employeur, ainsi qu’une définition plus précise de l’outrage sexiste.
Le syndicat dénonce également certaines inégalités touchant les agents publics, notamment sur les questions d’absences et de droits spécifiques. FO appelle à la mise en place de dispositifs adaptés, comme des crédits d’heures spécifiques ou des mesures inspirées du congé menstruel déjà expérimenté dans d’autres services publics.
La prochaine séance de négociation, prévue le 15 juin, portera sur les indicateurs de suivi. FO affirme qu’elle restera vigilante et demande que les commissions de suivi soient ouvertes à l’ensemble des organisations syndicales afin de garantir une transparence totale des négociations.

